Ivresse des profondeurs

Ivresse des profondeurs

Tu  photographies la vie, nous sommes dans le cadre, sans objectif précis
Face au temps qui se dérobe sans fin, jamais un sourcillement, au grand jamais la peur, mais bien souvent l’ivresse des profondeurs, bien souvent, profondeur

je te suis là haut sur la montagne, l’envie en bandoulière, l’amour en sac à dos
sous nos pieds les cailloux de l’existence que l’on écrase sans peine, sans même que l’on y pense
j’entends là-haut l’ivresse des profondeurs, là-haut, profondeur

on dévale la pente comme des bandits de grand chemin, tu sais ceux qui ont l’air d’rattraper  le train
à chaque carrefour je prends la direction nulle part, ce qui compte c’est de courir, même au hasard
courir, hasard, ivresse, profondeurs

c’était beau cette façon de nier, d’aplatir le danger sous notre légèreté
je te raconte pas les nuits blanches, les nombreuses idées noires et toutes les journées grises
je les ai peintes, tu les as apprises

nous ne laissons pas hypnotiser, gardons les yeux ouverts et les sens en éveil
si la vie nous coule entre les doigts, alors serrons le poing mais la main dans la main
pour ressentir l’ivresse des profondeurs

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